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Agriculture et énergie, quels sont les enjeux ?

par La rédaction
robots vitirover
 Robots Vitirover au travail  

L’agriculture c’est l’aménagement par l’homme de son environnement naturel et le contrôle du cycle biologique d’espèces végétales et animales. Son but premier est de nous nourrir : ONU-ODD 2 : ’’FAIM ZERO’’ 

L’agriculture a toujours utilisé une force attelée à une charrue pour enfouir ce que le sol porte en surface et qui gêne la plante principale. 

Différentes ruptures se sont présentées au fil du temps, d’abord un homme avec une araire, puis un bœuf attelé, puis un cheval attelé et l’apparition des premiers tracteurs au XIXème siècle, entrainant avec lui à partir de 1945, la naissance de l’agriculture intensive avec la généralisation de la motorisation et sa consommation de plus en plus importante d’énergie fossile. 

Dans les années 1970, on assiste à la convergence motorisation, engrais chimiques, pesticides, OGM, la chimie a créé une révolution en contribuant très fortement au développement de l’agriculture intensive. Par exemple, le Glyphosate élimine la végétation gênante pour la plante cultivée, il est peu couteux et très efficace, mais polluant. La chimie a contribué au développement de la consommation d’énergie fossile, en offrant une facilité nouvelle à gérer la végétation en la tuant, la chimie a stimulé le remembrement et la création de parcelles culturales de plus en plus grandes nécessitant l’utilisation d’énormes tracteurs consommant de plus en plus d’énergies fossiles. 

Le besoin en nourriture est de plus en plus important et les procédés classiques n’y suffiront plus, d’autant que les engins actuels sont devenus trop gros, trop coûteux, trop polluants, trop consommateurs d’énergie fossile

Les nouvelles technologies doivent proposer des ruptures déterminantes !

Il ne s’agit pas simplement d’automatiser des process existants, mais d’inventer de nouveaux process, de changer les pratiques, pour répondre à la nécessité écologique et en même temps au besoin de production de nourriture en très grandes quantités.

Depuis une quinzaine d’années des propositions de tracteurs électriques voient le jour. 

Ils se présentent parfois comme des robots (Naïo, Sitia, Vitibot, …) ou simplement comme l’évolution incrémentale des tracteurs traditionnels chez les grands fabricants.

Ce sont toujours de gros engins sur lesquels sont attelés les mêmes outils traditionnels… 

Pendant ce temps les tracteurs classiques se vendent en quantités de plus en plus importantes, sont de plus en plus gros et de plus en plus consommateurs d’énergie.

gros tracteur

La solution est dans la transformation des processus par une évolution radicale (agriculture 4.0)

Sous la pression environnementale, sanitaire et la croissance de la population, on assiste au passage de la chimie à l’écologie (énergie, climat, pollution, biodiversité, …) grâce à la convergence technologique (numérique, communication, IA, robotique).

Prenons l’exemple déjà cité de la robotique : Si on regarde, au-delà des marchés de l’agriculture, l’adoption des robots de service autonomes prend deux formes : 

  • Les gros robots de service se vendent à quelques douzaines d’exemplaires par an au niveau mondial
    • Tracteurs, 
    • Automobiles, 
    • Autres gros engins
    • , …
  • Les petits robots de service sont réellement autonomes, ils fonctionnent seuls ou en flottes. Ils se vendent d’ores et déjà à des millions d’exemplaires par an au niveau mondial.

Ce sont des robots spécialisés sur UN seul savoir-faire et leur rationalité énergétique a été calculée et est mise en œuvre en rapport avec leur usage exclusif, ce sont :

  • Les robots de jardin chez les particuliers (BtoC)
  • Les robots aspirateurs chez les particuliers ou en entreprises (BtoC et BtoB)
  • Les robots AMR de manutention en entrepôts (BtoB)
  • Les robots lave vitres (BtoC et BtoB)
  • Les robots de nettoyage de panneaux solaires (BtoB)
  • Les robot tondeur solaires Vitirover (BtoB)
  • , …

Tout l’enjeu en termes d’énergie est là et ces petites machines sont déjà un grand succès commercial : 

Plutôt que de penser comme au 20ième siècle des machines multi-usages dont la logique énergétique est calculée en fonction de l’usage le plus consommateur d’énergie (exemple, un tracteur capable de labourer avec une charrue multisocs, sera utilisé toute l’année y compris pour des usages nécessitant beaucoup moins de puissance (ex : atteler une remorque, un pulvérisateur ou une tondeuse)

Remplaçons ces gros engins multifonctions, par des flottes de petits engins monofonctionnels.

Vitirover est un bon exemple : Ils déploient des flottes de robots–tondeurs industriels autonomes qui remplacent le Glyphosate et le labour sur des centaines d’hectares, par un travail permanent de maintenance de la végétation. 

Les robots Vitirover sont alimentés grâce à leur panneau solaire, ils travaillent toute l’année dans les coordonnées GPS des parcelles, ils sont petits (20kg) et lents, ils ne tassent pas les sols et contribuent à la création de prairies qui deviennent des puits de carbone et qui fixent du carbone en contribuant fortement à la réduction de l’empreinte carbone de l’agriculture :

  • Une seule tâche, la tonte
  • Une consommation d’énergie optimisée pour cette tâche et compatible avec un panneau solaire d’environ 1/2 m² 
  • Un très petit format qui ne tasse pas le sol

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