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ONU : les Nations réunies à New York autour du sommet pour le climat

par Béatrice

L’heure est grave, l’urgence climatique n’a pas échappée à António Guterres. Le Secrétaire général des Nations Unies a convié les chefs d’État du monde entier à un sommet pour le climat le 23 septembre 2019. L’objectif est simple : les convaincre de revoir à la hausse leurs objectifs climatiques pour répondre aux enjeux environnementaux d’aujourd’hui. Seront abordées les questions de neutralité carbone, d’énergies renouvelables, d’économie verte et d’agriculture durable, entre autres. Pour l’occasion, 193 panneaux solaires ont été installés au siège de l’ONU à New York. Offerts par l’Inde, le nombre de panneaux solaires est symbolique puisqu’il correspond au nombre des États membres de l’ONU. 

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L’Accord de Paris en fond de tableau

66 États rassemblés pour le climat 

Ce sommet pour le climat intervient presque quatre ans après l’Accord de Paris, le premier accord universel qui porte sur le réchauffement climatique. Ce dernier avait été approuvé par l’ensemble des État de la planète mais pas encore ratifié par 14 pays. Les États-Unis s’étant retirés de l’accord un an et demi après sa signature. D’après António Guterres, les États ne fournissent pas assez d’efforts pour aller dans le sens de leurs objectifs et plusieurs rapports inquiétants le soulignent. 

Des engagements trop bas

Avec l’Accord de Paris, les États se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. Si les États respectent leurs engagement, on obtiendra une augmentation entre 2,9 à 3,5°C d’ici la fin du siècle. Des résultats bien loin de l’objectif de +1,5°C initialement prévu fin 2015 à Paris. Des efforts supplémentaires doivent donc être mis en place pour répondre à cet objectif. 

Un contexte climatique inquiétant

Les alarmantes conclusions des scientifiques

Deux rapports sont sortis quelques jours avant le sommet pour le climat. Le premier, est un grand travail de simulations numériques du climat passé et futur. Conduit par de nombreux scientifiques (climatologues, océanographes, glaciologues…) au niveau international qui comprend le CNRS, le CEA et Météo-France. Ce qui ressort de leur étude (pour le scénario le plus pessimiste) est un plus fort réchauffement prévu pour la fin de notre siècle par rapport aux anciens rapports de 2012 (+1°C soit entre 6 à 7°C en 2100). Ils soulignent ainsi un plus fort réchauffement climatique ainsi qu’une augmentation des gaz à effet de serre. Ces conclusions sont inquiétantes puisque de telles températures transformeraient profondément les États, rendant presque invivables certaines zones géographiques. 

L’ONU en remet une couche (d’ozone) 

C’est à travers un rapport de l’OMM (Organisation météorologique mondiale) que l’ONU a tiré la sonnette d’alarme. D’après ce rapport, les années 2015 à 2019 seraient probablement les plus chaudes jamais enregistrées jusque là. Cela, en partie à cause des épisodes caniculaires que l’Europe a connu en juillet 2019. De 2015 à 2019, les températures devraient être plus élevées de 1,1°C par rapport à la période 1850-1900. Alors même que ces dates correspondent à l’après Accord de Paris. Le rapport de l’OMM  insiste par ailleurs sur le fait des disparités climatiques en fonction de la géographie, certaines zones connaissent de plus fortes canicules et d’autres des inondations ou sécheresses précoces par rapport à d’autres zones. Le rapport montre également une grande inaction des États pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. L’urgence est donc bien présente et c’est tout l’objet de cette rencontre à New York. 

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Photo : Johannes Eisele – AFP

Un rassemblement à deux vitesses

Un faible nombre de chefs d’État ont répondu présent 

Cela n’a échappé à personne, plusieurs chefs d’État n’ont pas répondu présent pour ce sommet pour le climat. Parmis eux on compte le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ainsi que les dirigeants du Brésil, d’Australie ou encore du Canada. Le président des États-Unis, Donald Trump ne devait pas être présent mais il a fait une visite surprise lundi 23 septembre à New York. 66 États ont cependant répondu présent. Si l’Europe se mobilise, on remarque que plusieurs gros pays pollueurs (comme le Brésil ou les États-Unis) ignorent les problématiques urgentes liées au climat et refusent de mettre en place de nouvelles politiques en faveur du climat.

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Vague de manifestations pour le climat dans le monde

À l’inverse, en marge du sommet pour le climat, des milliers de jeunes ont manifesté dans les rues du monde entier pour le climat. Une marche qui fait suite au mouvement  “FridaysForFuture” initié par la jeune activiste Greta Thunberg qui encourage les jeunes à sécher l’école pour manifester en faveur du climat. La manifestation du 20 septembre lançait la semaine pour le climat dont le sommet de l’ONU est le point d’orgue. Greta Thunberg, symbole de cette jeunesse qui se mobilise pour notre planète a d’ailleurs participé au sommet pour le climat :

source: Le Monde

Cette première journée d’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies était donc symboliquement orientée vers les questions climatiques. Le secrétaire général António Guterres, rappelant à l’ordre les chefs d’État pour leurs actions insuffisantes pour le climat et les incitant à faire pression sur les lobbys du pétrole et du charbon. En parallèle, la pression de la société civile dans le monde entier pour le climat met au pied du mur les Chefs d’Etat de l’ONU. Ces derniers prendront la parole cette semaine.

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